« En-commun » : « Nouvelle arme de résistance face au néolibéralisme »

Au cours d’un colloque international, à Dakar, sur le thème « Les relations entre l’Afrique et l’Europe aujourd’hui : néolibéralisme, paix et développement », Dieynaba Gabrielle Ndiaye, enseignante chercheure en psychologie sociale à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar  a abordé le concept de  l’«en-commun », qui se veut un mouvement de résistance face au néolibéralisme.

« Comment est- ce qu’on s’organise lorsqu’un bien commun, comme la plage, est privatisé ? » A cette question qu’elle s’est posée, la chercheure en sciences sociales, Dieynaba Ndiaye, répond par une définition : « Le bien commun est l’ensemble des biens créés et hérités qui nous appartiennent  tous, et que nous partageons et  gérons ensemble ». Pour conforter ses propos, elle donne l’exemple de la plage de Ngor, à Dakar, en  partie privatisée. Déplorant cette situation, la psychologue invite les citoyens à l’adhésion au  concept de l’« en-commun ».

Selon elle, « l’en-commun constitue un mouvement de résistance pensé, choisi et organisé par des individus pour le partage et non l’accumulation des ressources ». Poursuivant ses propos, elle estime que l’en-commun et ses pratiques ont toujours existé, dans la mesure où les humains ont de tout temps partagé les biens de la communauté. Mieux, de nos jours, ce concept s’est transformé en un mouvement politique. En d’autres termes, il s’agit pour les adhérents à cette doctrine de vivre autrement, par le partage et la solidarité, afin de résister au système néolibéral, qui pousse à constamment  accumuler des richesses.

Admettant que le concept de l’en-commun ne soit pas nouveau en soi, Mlle. Ndiaye estime toutefois que « cette idée de partage de ressources apparait comme une arme de résistance et un choix politique ». Très en verve lorsqu’elle dénonce le système néolibéral, l’enseignante-chercheure en sciences sociales pense que les hommes doivent s’affranchir de cet esprit individualiste et matérialiste  présent dans nos sociétés actuelles.

Mlle. Ndiaye s’exprimait lors de la cinquième édition d’un colloque international qui s’est tenu à Dakar, du 23 au 25 novembre 2016. Des responsables politiques, des syndicalistes, des acteurs associatifs, des mouvements citoyens ainsi que des chercheurs de différents pays ont pris part à cette rencontre.

 

 

 Tamaltan Ines SIKNGAYE

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