Ecriture web : ce qui change

L’avenir de la presse repose sur les nouveaux médias. Les TIC tendent à donner une autre image au journalisme, parce qu’ici il y a plus d’interactivité, d’instantanéité et de rapidité dans la diffusion de l’information. On n’écrit pas pour le web comme on écrit pour un magazine papier. Ejicom Infos a essayé d’en savoir plus.

« L’écriture web a des caractéristiques qui lui sont bien particulières », a affirmé Alexandre Gubert Lette journaliste-blogueur. Selon lui, « l’écriture web a la particularité d’avoir un style direct, concis informatif et sans adverbe inutile, usant des mots clés dans des phrases courtes, formulées sur une tournure active plutôt que passive ».

Cette forme d’écriture requiert la simplicité. Plus que dans le journalisme traditionnel, ici la concision est l’une des règles d’or.

« Il faut abondamment utiliser des codes typographiques (gras, souligné, italique…), des blocs de cotations séparés afin de multiplier les entrées dans le texte. Il est aussi préférable d’éviter les jeux de mots car ceux-là ne sont pas compris par les moteurs de recherche », conseille M. Lette.

L’une des nouveautés apportées par le web, c’est le lien hypertexte.  Un lien hypertexte est une référence dans un système hypertexte permettant de passer automatiquement d’un document consulté à un document lié est un lien qui renvoie vers un autre lien ou une autre page. Il permet d’enrichir une partie d’un article ou de renvoyer à la source d’une information citée, selon Wikipédia.

Toutefois M. Lette avertit que « l’utilisation des liens hypertextes ne doit pas être abusive ».

Sur le web, l’interactivité devient plus facile entre le journaliste et son lecteur. Ce dernier peut commenter le texte pour faire des critiques et des suggestions et en retour avoir des réponses.

« Certes la presse en ligne est plus souple et très confortable dans ses procédures de diffusion de l’information, mais elle est assujettie aux mêmes rigueurs du traitement de l’information », explique Jean Meissa Diop, journaliste.

Cette facilité d’écriture ne doit pas encourager la paresse du journaliste a notamment rappelé M. Diop.

« La tentation de la paresse est grande, mais le journaliste de presse en ligne ne doit être grisé par la facilité et la commodité de ces outils jusqu’en à oublier les exigences de rigueur dans la collecte surtout de l’information et le traitement de cette dernière ».

Par ailleurs l’avènement du web a rendu nécessaire pour les journalistes la maîtrise des réseaux sociaux aussi bien source d’information qu’outil de diffusion.

 

Aissata Touré et Mame Seynabou Ndiaye Thiam

 

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